Les deux sculptures - Chevaux de Marly - que l'on peut voir dans le bas de
l'avenue des Champs Elysées à Paris, sont des copies en béton moulé. Deux
autres copies sont également visibles à Marly le Roi et au siège Bouygues.
Les originaux en marbre de Carrare sont au Louvre dans la cour Marly. Force
est de constater que la reproduction d'oeuvre d'art sculptée est reconnue au
même titre que peut l'être la copie et la reproduction de tableau de maître.
Cette photographie de la chambre de Van Gogh à Auvers-sur-Oise
faite dans les années 1925 / 1930 est la seule photo qui témoigne
des authentiques murs devant lesquels le peintre a dû méditer.
Aujourd'hui, ce lieu est devenu un musée populaire et les murs
sont remplacés par une patine de théatre. Dans ce cas de figure,
l'original a été détruit au profit de la copie. A cause d'une guerre,
une peinture détruite est remplacée par une reproduction de tableau.
Le seul livre de référence sur van Gogh est sans conteste le livre de
Claude Millon - née en 1910 à Auvers et Janine Demuriez qui appartenait
à une ancienne famille d'Auvers-sur-Oise dont on trouve la trace dès le
XVI siècle. Vincent van Gogh à Auvers. Editions. Graphedis (tirage épuisé).
De nombreux livres ont été publiés sur Van Gogh sans que leurs auteurs
n'aient jamais mis un pied à Auvers. Ainsi va la reproduction littéraire.
Le Baptistère de Florence est un édifice qui comprend deux portes en bronze ornés
de bas-reliefs. la porte Sud représente l'histoire de l'humanité et sa rédemption. La porte
Nord représente des épisodes du Nouveau Testament. 28 ans furent nécessaire pour finir
ce chef-d'oeuvre. Michel-Ange affirma qu'il était digne d'être appelé "porte du Paradis".
Aujourd'hui les portes du Baptistère sont des répliques. Les panneaux originaux sont dans
le Museo dell Opera del Duomo. La reproduction de bronze doré est incontestablement
reconnu comme un art à part entière à l'instar de la reproduction de tableau de maître.
Ce coffret de peintre aurait appartenu à Van Gogh. C'est ce qu'affirmait mon
Grand-père qui était collectionneur d'art, inconditionnel des impressionnistes
bien avant que les mercantilistes fassent de van Gogh un milliardaire à titre
posthume. Acquis lors d'un voyage en 1930 auprès d'un menuisier d'Auvers
sur Oise, ce coffret est discrêtement conservé. Le paradoxe fait parfois que
l'on fasse passer un authentique objet pour une copie afin d'être tranquille ...
" Il n'existe pas un musée au monde qui n'ait pas un faux."
Conservateur du Musée Neues de Berlin sur TV Arte le 29/12/2011
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